Coupés de nos sensations

Publié le 8 Février 2008

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"Regarder évoluer les Malalyalianas (tribu d'amazonie) me fait prendre conscience de ce divorce entre la tête et le corps  si fréquent chez les Palassissi (peuple ne vivant pas dans la forêt), surtout chez nous autres qui vivons désincarnés dans les grandes villes, avec nos mouvements mécaniques, nos regards anxieux, nos expressions figées et tout le cortège des nuques raides, des dos coincés, des respirations haletantes... Le Palassissi des villes marche souvent comme un scarabée. Mais peut-être a-t-il raison de se couper de ses sensations ? Sans cela , ne serait-il pas trop agressé par le bruit , la pollution, les gaz d'échapement nauséabonds, les pubs, la laideur de ce qui l'entoure?"

Extrait de "La femme feuille" de Charles Hervé-Gruyer

Publié dans #lectures

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Tristan 08/02/2008 14:15

Chouette, ton esprit rejaillit sur la toile ! Avec une perle ! Merci pour ce joli texte. Oui, si tous nos sens étaient totalement ouverts, combien de temps supporterions nous la ville. Je suis arrivé à Paris vers 20 ans. J'avais toujours vécu à la campagne. Le premier mois, le métro me semblait être une immense poubelle nauséabond. Et tous les soirs, j'étais couché, au lit à 9h30 ! au plus tard tellement se rythme m'exténuait... Depuis, quelle genre de résistance à la vie ai-je donc développé pour supporter tout cela... ? On peut en effet se le demander ...PS : C'est rigolo que tu aies mis cela en haut de ton blog"Quand le désir de prendre disparait, les joyaux apparaissent"J'ai mis depuis longtemps ton blog en lien sur le mien avec ce libellé : Une perle qui se peaufine dans la discrétion de son écrinChère joyaux, apparaîs-nous donc plus souvent !A bientôt