A nous deux souffrance !

Publié le 23 Juillet 2009

Six ans après l’avoir lu je redécouvre un chapitre de l’enseignement d’Arnaud Desjardin dans son livre «  La voie du cœur ».

Et je viens, …je crois…, de comprendre ce qu’il voulait dire. Certainement parce que je me sens dans une voie sans issue, sans solutions satisfaisantes et durables à mes souffrances.

 

La vie est faite d’alternance entre difficultés et facilités, échecs et succès, instants parfois dramatiques et instants de joie, il y aura toujours des amis qui nous aiment et des ennemis qui nous veulent du mal. Bref difficile d’échapper à la souffrance (ici nous parlons de souffrance morale pas physique) qui vient toujours soit d’une peur, soit d’un désir insatisfait.

 

Et bien si ! c’est possible d’y échapper !

Arnaud Desjardin, qui a lui-même reçu cet enseignement de grands maîtres dont Swami Prajnanpad, qui l’a mis en pratique et qui l’a vécu, nous en donne la clé :

 

Dissocier l’émotion douloureuse de la situation douloureuse !

 

Pourquoi ?

Parce que c’est l’émotion qui nous fait souffrir et non la situation.

La souffrance morale vient de nos pensées qui font référence à un passé douloureux, à un futur inquiétant c’est à dire à une peur de souffrir.

 

Comment ?

En prenant conscience du cercle vicieux mental-émotions.

On se concentre à fond sur l’émotion, sur la souffrance elle-même.

Focalisé sur la souffrance le mental cesse ses cogitations et ne produit plus de pensées négatives pour alimenter notre émotion.

Et peu à peu la souffrance disparaît bien que la situation douloureuse soit toujours présente. Si la souffrance revient on recommence l’exercice.

 

Quand ?

Tous les jours, toutes les semaines, dès qu’une situation crée en nous un trouble, une crainte, une peur, une colère, un mal-être, un refus, une frustration, une réaction émotionnelle. La nuit lors des insomnies où la machine-mental s’emballe. Et les situations ne manquent pas !

 

Jusqu’à ce que cela devienne une habitude, un mode de fonctionnement et alors on découvre un état de paix intérieur que rien ne peut ébranler. Une certitude s’installe, les doutes disparaissent. Née l’espérance. Notre état change, le monde change.

Nos actions sont alors issues de vraies décisions et non des réactions à des émotions.

Ce fonctionnement conduit à un immense bonheur, une grande félicité.

 

Voilà ce que nous promet la Sagesse ! Cette sagesse enseignée depuis des temps très lointains par de grands sages qui ont réussi à atteindre cet état de libération de la souffrance.

 

En lisant ce chapitre j’ai ressenti un grand soulagement intérieur. Je me suis dis : enfin ! voilà ce que je cherche ! m’affranchir de façon stable et durable de la souffrance tout en continuant à vivre dans ce monde qui ne sera jamais un monde facile, où il y aura toujours des difficultés à surmonter mais qui ne seront plus des obstacles générateurs de souffrance.

Mon bonheur ne dépendra plus de personnes ou d’êtres extérieurs à moi, d’évènements sur lesquels je n’ai souvent aucune prise. J’aurai enfin retrouvé les reines de ma vie. Les aléas continueront d’exister mais sans me perturber. Je dépenserai moins d’énergie dans des conflits, à régler des situations que j’ai contribué à créer par réaction émotionnelle. J’utiliserai ce gain d’énergie pour des actions justes, sources de bien-être et de bonheur.

 

 

C’est beaucoup mieux dit, mieux expliqué et plus développé bien sûr dans le livre.

Je connais les écrits d’Arnaud Desjardin depuis 25 ans mais c’est seulement maintenant que je comprend ce qu’il voulait dire, après avoir traversé quelques tempêtes, secouée et ballottée par l’océan de la vie et m’être retrouvée toujours au même point, jamais totalement satisfaite par ce que j’ai, dans un bonheur oscillant.

Je sais maintenant que certains de mes désirs ne pourront jamais être satisfaits, ce qui me cause une grande souffrance que rien ne soulage. Je ne peux pas continuer le temps qui me reste à vivre sur cette terre avec cette souffrance. Ce n’est pas possible !

Et je perçois dans cet enseignement une porte, un moyen pour m’en libérer et même un moyen de connaître le vrai bonheur durable. Alors je vais essayer. Ça me semble sain comme méthode. Vécue, confirmée par d’autres hommes depuis des siècles. J’ai confiance.

 

Voilà mon programme à partir de maintenant. Utiliser ces instants difficiles, ces obstacles pour retrouver mon autonomie, ma liberté et le Bonheur vrai…

Publié dans #Réflexions

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sissi 27/05/2010 09:05



merci , vraiment merci ca va beaucoup me servir moi et mes coleres .sissi.



Jo 24/07/2009 20:57

Merci pour ce beau texte, tellement vrai. Bisous, Jo.

soulafati 24/07/2009 21:41


Ces grands sages nous rapprochent de la vérité. bizzz et bonne soirée jo :)


charlotte 24/07/2009 07:02

Superbe: effectivement, ce ne sont pas les faits qui importent le plus, mais nos ressentis par rapport à ces faits.Je te souhaite une belle journée.

soulafati 24/07/2009 21:39


belle soirée à toi sage charlotte :)


lachtitezalex 24/07/2009 06:53

magnifique leçon de vie ...si tout le monde pouvait ... et surtout voulait ...

soulafati 24/07/2009 21:36


et savait ...
bizzzz lachtitezalex :)


witney 23/07/2009 22:04

il y a là des choses importantes et essentielles, merci  pour cet article, une philosophie que je m'efforce d'appliquer.. bonne soirée ! witney

soulafati 24/07/2009 21:38



bravo pour ta pratique witney :)